Mobilité des éléments traces dans les sédiments des réservoirs latéraux du Rhin supérieur
La fermeture et le démantèlement de la centrale nucléaire de Fessenheim marquent une étape majeure pour le Rhin supérieur. Dans ce contexte, l’OHM Fessenheim met en place un dispositif d’observation pour mieux comprendre les évolutions environnementales associées. Alors que les travaux existants se concentrent sur le chenal principal du Rhin, les milieux latéraux (barrages et polders) jouent un rôle essentiel dans la circulation des sédiments et des éléments inorganiques transportés par les particules. Ces zones agissent à la fois comme des réservoirs et des transformateurs de sédiments : les barrages piègent les particules, tandis que les polders les redistribuent lors des crues. Ces milieux présentent des conditions géochimiques particulières et influencent fortement la rétention ou la remobilisation d’éléments traces, dont certains sont analogues chimiques de radionucléides ou liés aux matériaux des réacteurs nucléaires. Le projet vise à mieux comprendre la géochimie naturelle de ces éléments dans les réservoirs latéraux. Quatre axes principaux sont développés : (i) caractériser la composition minéralogique des sédiments déposés, (ii) identifier la répartition des phases porteuses d’éléments traces ciblés, (iii) évaluer leur mobilité potentielle lors de remobilisations sédimentaires à travers des tests de désorption en conditions oxiques, et (iv) intégrer une dimension spatiale en comparant les résultats entre sites amont et aval afin de mettre en évidence les variations le long du cours du Rhin. Cette première caractérisation permettra de déterminer si les barrages et les polders constituent des réservoirs sensibles pour des éléments ciblés et de préciser les mécanismes en jeu. Elle fournira une base de référence essentielle pour l’OHM Fessenheim et contribuera à structurer un suivi environnemental durable des zones latérales du Rhin supérieur.




